Education

Zurich, Suisse

Assurer la qualité des écoles multiethniques (QUIMS)

Volksschulamt des Kantons Zürich

May 24, 2011

Un programme pour assurer la qualité des écoles multiethniques fonde le succès académique et des communautés cohésives

Bien que le passeport suisse se trouve souvent hors d’atteinte, la Suisse abrite actuellement l’une

Syllable division in Nordstrasse School

des populations immigrantes les plus importantes d’Europe.

À Zurich, 21,4 % de tous les élèves sont d’origine immigrante ou migrante. Leurs acquisitions scolaires ont de quoi s’inquiéter ; même ceux parmi la seconde génération sont à la traîne de leurs pairs natifs, particulièrement en sciences, en mathématiques et en lecture.

La proportion des immigrants en Suisse est à presque 24 %, ce qui est bien plus élevée que dans beaucoup de pays d’immigration dits “classiques” tels que le Canada, les E.-U. et l’Australie. *

Cependant, la Suisse a aussi le taux de naturalisation le plus bas d’Europe. Il en résulte que malgré le fait qu’un grand nombre sont de la seconde ou troisième génération d’immigrants, ils restent résidents étrangers et leurs enfants se voient de plus en plus dépassés à l’école.

Comment relever le défi

Vu qu’un nombre croissant de familles des classes moyennes quittent les zones du centre-ville abritant des populations d’ethnicité diverse, le Canton de Zurich a dû reconnaître la nécessité d’une réforme de l’enseignement pour réduire l’inégalité dans l’éducation, intégrer tous les élèves dans les écoles et promouvoir la cohésion sociale.

En 1996, la ville a initié un projet d’amélioration des écoles (“Quality in multi-ethnic schools” ou QUIMS) promettant le développement graduel d’un modèle pour toute la zone qui assurerait la qualité dans les écoles multiethniques et émettant un fort message politique à l’encontre de la ségrégation sociale et en faveur d’une école primaire publique commune.

Le projet QUIMS vise à améliorer le standard d’éducation dans ces écoles pour tous les élèves, afin qu’elles attirent tout autant les parents et les enfants de la classe moyenne suisse que leurs pairs non-suisses. Deuxièmement, le projet s’efforce de combler le fossé entre les réalisations de différents groupes sociaux (tel qu’illustrés par les résultats internationaux du PISA). Un troisième but est d’améliorer la satisfaction des élèves, des parents et des enseignants avec l’environnement scolaire.

Comment ça marche

QUIMS a débuté il y a 10 ans comme programme pilote expérimental. Aujourd’hui, il fait partie du cadre législatif du Canton de Zurich et est obligatoire pour toutes les écoles élémentaires avec 40 % ou plus d’élèves issus d’un milieu immigrant ou ne parlant pas la langue nationale. QUIMS offre de l’aide financière et professionnelle à ces écoles, à condition que l’argent soit utilisé pour développer des stratégies spéciales basées sur les besoins locaux.

Toutes les écoles QUIMS personnalisent la programmation locale selon trois champs d’action obligatoires, dont :

• Soutien linguistique : y compris la promotion de la lecture et de l’écriture pour tous les élèves en utilisant des évaluations de compétences linguistiques et du travail créatif améliorant les aptitudes à l’oral et à l’écrit ainsi que du soutien pour des “leçons de langue et culture nationale”
• Soutien de réalisation de buts : en utilisant une évaluation intégrée et une variété de méthodes pour soutenir l’apprentissage coopératif et la résolution de problèmes ainsi que pour augmenter la participation de parents et de mentors
• Soutien pour l’intégration : établir une culture partagée d’appréciation, de respect et d’entente avec l’utilisation de médiateurs interculturels pour faire la liaison entre parents et enseignants et l’établissement de conseils de parents d’élèves.

Pour faciliter la transition vers ces nouveaux standards de qualité, les écoles QUIMS bénéficient d’un fort soutien : des schémas bien structurés pour le développement de l’école et de l’aide supplémentaire provenant de l’administration scolaire, y compris services consultatifs, formation professionnelle, matériel, manuels, réseaux locaux et évaluation.

Avant la mise en œuvre des mesures de QUIMS, il faut nommer quelqu’un qui sera le responsable spécialisé dans QUIMS pour subir un processus de certification dirigé par l’université de formation éducationnelle de Zurich. Celui qui est nommé le responsable QUIMS va préparer et coordonner les activités QUIMS pour tout le personnel enseignant.

On donne aux écoles débutantes une formation initiale ainsi que des consultations et des mises à jour régulières durant les deux premières années. Les enseignants reçoivent une formation QUIMS continue et ils sont encouragés à faire du réseautage pour bénéficier des expériences d’autres écoles.

La réussite

L’approche de QUIMS se concentre sur les processus d’enseignement et d’apprentissage, plutôt que sur les données de résultats. Comme toute bonne pratique d’intégration, elle comprend une dynamique bilatérale s’adressant aux besoins locaux pour ensuite se développer au bénéfice de la communauté en général.

QUIMS commence avec les besoins concrets des enseignants et leurs problèmes dans la salle de classe et puis s’occupe de leur sensibilisation aux questions d’inégalité ethniques et sociales et aux tendances à stéréotyper.

Le programme QUIMS vise audelà des défis de la diversité culturelle et linguistique dans la salle de classe, pour examiner comment les structures de pouvoir dans toute l’organisation scolaire peuvent contribuer à la discrimination. Il commence à analyser les barrières structurelles, par exemple, qui pourraient empêcher un enfant d’origine immigrante avec de bons résultats scolaires d’aller dans une école secondaire pour élèves très performants. QUIMS démontre le potentiel qui existe pour effectuer de grands changements dans le système éducationnel de Zurich et dans la communauté en général. Ce qui est une réussite importante.

Dès ses débuts en 1996 comme projet pilote dans quelques écoles secondaires, le programme QUIMS s’est fait disponible dans plus de 200 écoles du Canton de Zurich, où il a été encadré dans la loi depuis 2006. En 2008, il a été nommé pour le prestigieux prix Carl Bertelsmann sous la rubrique «éducation et intégration».

*Veuillez noter qu’il existe une importante distinction entre les populations «immigrantes» en Suisse, lesquelles incluent les résidents étrangers non-naturalisés de seconde ou troisième génération, et la catégorie «nés à l’étranger» utilisée au Canada, aux E.-U. et en Australie. En 2006, la population «née à l’étranger» du Canada était à 19,8 % ; des Etats-Unis à 12,2 % ; de l’Australie à 22,2 %. Cependant, 85 % de la population «née à l’étranger» du Canada avait aussi obtenu la citoyenneté. Source : recensement Canada 2006.

Making it Work for You:

  • L'intégration d'une gestion de qualité aux besoins spécifiques de la communauté accélère et améliore les résultats espérés
  • Une approche basée sur les solutions laisse s'y impliquer de nombreuses réponses et de nombreux acteurs, tous travaillant ensemble pour trouver les meilleurs résultats ;
  • Améliorer les résultats éducationnels et les possibilités d'emploi pour les communautés immigrantes bénéficie toute la communauté, pas seulement les immigrants ;
  • Votre secteur scolaire a-t-il développé des stratégies pour engager les parents et les autres parties prenantes de la communauté ?
  • La formation des enseignants et leur formation professionnelle continue sont essentielles à l'approche adoptée par QUIMS. Assurez-vous que le leadership du projet a les qualités nécessaires pour comprendre les questions et les outils nécessaires pour réussir.

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