Travail

Montréal, Canada

Cap sur le monde : le mentorat à court terme fait ouvrir les portes à l’emploi La Chambre de commerce de la métropole de Montréal

La Chambre de commerce de la métropole de Montréal

March 24, 2011

Cap sur le monde : le mentorat à court terme fait ouvrir les portes à l'emploi La Chambre de commerce de la métropole de Montréal.

La firme Goudreau Gage Dubuc (GGD), cabinet spécialisé en propriété intellectuelle, a décidé de participer au programme Cap sur le monde uniquement pour des raisons financières. Le cabinet connaît une croissance soutenue depuis plusieurs années et est constamment à la recherche de candidats hautement qualifiés.

Cap sur le monde est un projet pilote animé par la Chambre de commerce de la métropole de Montréal. Le programme est conçu de manière à ce que les firmes telles que GGD soient présentées à des candidats qualifiés, tirés de communautés immigrantes et ethniques minoritaires, qu’elles n’auraient peut-être pas rencontrées en se référant uniquement à leurs réseaux de recrutement habituels.

Une particularité du programme, est que ces présentations se font au moyen de “stages express” ne durant que trois jours maximum. Contrairement à d’autres programmes de mentorat, ici les firmes ne s’engagent à consacrer qu’un minimum de temps et l’objectif est très clair : de recruter, dans ce court délai, le talent dont elles ont besoin et ainsi de s’assurer un avenir prospère.

Planifier pour l’avenir…
En 2008, le Québec accueillera plus de 45 000 immigrants, dont plus de 25 000 âgés de 25 à 40 ans et ayant une scolarité équivalente ou même supérieure au niveau universitaire. « Dans la région de Montréal, la croissance nette de la main-d’œuvre va dépendre uniquement de l’immigration. Donc il faut absolument que de façon collective nous élaborions des moyens non seulement pour attirer les immigrants mais aussi pour les retenir et que nous instaurions des solutions innovatrices pour les intégrer rapidement et efficacement dans la communauté d’ affaires, » a déclaré Benoit Labonté, ancien président et chef de la direction de la Chambre de commerce de la métropole de Montréal.

Avec Cap sur le monde la Chambre de commerce veut surmonter les différences culturelles et les réseaux restreints qui souvent empêchent les entreprises de profiter des bénéfices offerts par les immigrants qualifiés.

Pour Lorraine Simard, directrice des ressources humaines de la firme GGD, l’intérêt de ce programme est surtout en tant que lien avec la pénurie de main-d’œuvre spécialisée. « C’est difficile de trouver des gens compétents dans le domaine de la propriété intellectuelle. C’est un univers qui exige des connaissances très pointues. Le milieu au Québec est petit, il faut souvent se tourner vers l’étranger pour recruter. »

C’est Soropiu Coulibaly, en tant que nouvel immigrant faisant un stage à la firme GGD, qui a pu ajouter : « Le programme a été pour moi une occasion de prendre un premier contact avec le milieu de l’emploi, de me familiariser avec la culture d’entreprise au Canada et de développer mon réseau de contacts professionnels. »

En plus, le programme permet aux nouveaux immigrants d’obtenir un bon aperçu d’un secteur ou d’une entreprise que, sans cela, ils n’auraient peut-être pas connu. C’est aux petites et moyennes entreprises d’en tirer parti, car les candidats qualifiés récemment arrivés peuvent facilement ne pas penser à s’adresser à eux.

La firme Goudreau Gage Dubuc est très satisfaite de sa participation au programme Cap sur le monde, qui s’avère un outil très efficace pour surmonter les obstacles faisant face aux nouveaux arrivants. « Je pense que certains éléments tels que la difficulté de définir son profil professionnel par rapport au marché de l’emploi, les exigences de la langue, l’acquisition de compétences en dehors de l’Amérique du Nord ou le manque de contacts professionnels peuvent être de sérieux obstacles dans la recherche d’un emploi correspondant à vos qualifications. »

Le programme Cap sur le monde a fêté son premier anniversaire le 6 octobre 2008. Selon Isabelle Hudon, présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce de la métropole de Montréal : « Cap sur le monde nous permet de faire le pont entre les talents venus d’ailleurs et les entreprises d’ici. Ces stages en entreprise, d’une durée d’un à trois jours, permettent aux nouveaux venus de mieux comprendre le milieu de travail québécois et donnent la chance aux entreprises de découvrir des ressources humaines qualifiées et diplômées dans des disciplines de pointe. »

Cap sur le monde est une riche collaboration entre le principal réseau d’employeurs de la région de Montréal, les élus municipaux et le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, travaillant tous ensemble pour déployer une stratégie d’action et des conditions favorisant une intégration économique réussie pour les travailleurs immigrants.

Pour des ressources de bibliothèque liées à cette Bonne Idée consultez la barre à droite.

Making it Work for You:

  • D'ici quelques années à peine, 100 % de la croissance nette de la main-d'œuvre sera attribuable à l'immigration. Ainsi, les entreprises se doivent d'être proactives afin d'attirer de nouveaux talents en mettant en évidence leurs atouts pour convaincre les immigrants de s'établir dans nos métropoles.
  • Les raisons commerciales favorisant l'embauche d’immigrants qualifiés s'appliquent particulièrement bien aux petites et aux moyennes entreprises, qui savent comment puiser les réserves de talents que leurs plus grands concurrents ont tendance à ignorer.
  • Les premières recherches indiquent que le mentorat express ou les stages à court terme peuvent être aussi efficaces pour les candidats immigrants que des relations de plus longue durée.
  • Les possibilités de succès se font voir même lors de courtes rencontres. Renseignez-vous comment votre organisation peut organiser de tels événements. Déterminer si votre chambre de commerce locale ou d'autres associations commerciales seraient en état d'établir ou de soutenir un programme semblable.

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